Que faut-il pour qu’un vaccin soit efficace et justifié ?

Que faut-il pour qu’un vaccin soit efficace et justifié ?
« AUCUN ACTE MÉDICAL NI TRAITEMENT NE PEUT ÊTRE PRATIQUÉ SANS LE CONSENTEMENT LIBRE ET ÉCLAIRÉ DE LA PERSONNE » 
(article L.1111-4 du code de la santé publique)
EPISODE 2 : QUE FAUT-IL POUR QU’UN VACCIN SOIT EFFICACE ET JUSTIFIÉ?

Extrait de l’article “Il y a pire qu’un mauvais virus, il y a un mauvais vaccin” – Dr Louis Fouché, Médecin anesthésiste-réanimateur à Marseille (sources et références en fin d’article).

  • Il faut tout d’abord que la maladie naturelle entraine une immunité protectrice qui perdure un certain temps. Concernant le SARS-COV2 et la maladie covid, il n’existe pas de données suffisantes pour l’affirmer .
  • Il faut que le virus ne mute pas trop vite pour que le vaccin soit efficace au moins une saison. Or depuis mars, au moins 5 mutants ont déjà été décrits par Colson et al. [5] pour le SARS-COV2 . Cette découverte est en accord avec le comportement habituel des virus à ARN, qui sont connus pour être hautement mutables. Il n’y a aucune assurance à ce jour que le vaccin préparé avec une souche protège d’une autre souche.
  • Il faut que la 2ème infection par le virus soit MOINS symptomatique que la première. Au 1er décembre 2020, 15 cas de réinfections par le SARS-COV2 ont été décrits en Angleterre ou à Wuhan [5, 67]. Tous les cas de figures se sont produits. Certains patients ont eu 2 infections peu ou pas- symptomatiques, d’autres deux infections sévères, d’autres une infection asymptomatique suivie d’une infection plus sévère ou le contraire. Cela implique que potentiellement, chez certaines personnes au moins, la vaccination pourrait favoriser une forme plus grave de la maladie que sans vaccination. C’est ce qui s’est produit avec le vaccin contre la dengue Dengvaxia qui a sensibilisé des populations naïves (en particulier des enfants) pour ce virus et a favorisé des formes de dengues hémorragiques aboutissant à plusieurs décès [8].
  • Pour justifier une vaccination de masse, il faut que la maladie ait une létalité importante et qu’il n’existe pas de médicaments permettant de la traiter. Lorsqu’elle est traitée précocement, la létalité de la covid 19 est aux alentours de 0.5%, ce qui ne relève pas d’une très forte létalité dans le domaine des maladies infectieuses. Un grand débat est ouvert sur la question de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine[9]. Si ces molécules s’avèrent finalement efficaces au moins en traitement voire en prophylaxie, la justification de la vaccination de masse s’écroule.
  • D’autre part, la communication médiatique matraque la nécessité de se faire vacciner pour protéger les autres, même si l’on n’est pas un sujet à risque. A-t-on pour l’instant la moindre preuve de l’efficacité du vaccin contre le covid à empêcher la transmission du virus ? D’ailleurs le médecin en chef de Moderna nous a avertis que ce n’était pas certain que le vaccin empêche la transmission du virus [10]. Si le vaccin n’empêche pas la transmission, il ne sert plus à rien de vacciner les sujets sans facteur de risque.

NDLR : Sur ce dernier point, ainsi que sur le premier, voici ce que reprend le VIDAL dans sa publication du 10 décembre 2020 au sujet des questions relatives à l’efficacité du vaccin à ARNm de Pfizer qui demeurent en suspens:

  • l’efficacité chez les personnes de plus 75 ans: point délicat alors que plusieurs gouvernements ont décidé de donner la priorité aux Ehpad pour la mise à disposition de ce vaccin;
  • la persistance de la protection obtenue dans le temps ;
  • l’efficacité parmi les populations vulnérables aux formes graves (en particulier les insuffisants rénaux et les personnes immunodéprimées) ;
  • l’efficacité chez les personnes ayant des antécédents de COVID-19 (même si l’analyse post hoc semble suggérer une efficacité dans ce groupe, celui-ci est trop petit pour conclure) ;
  • l’efficacité chez les enfants et les moins de 16 ans ;
  • l’efficacité contre les formes asymptomatiques de la COVID-19 ;
  • l’efficacité contre les formes graves et l’effet sur la mortalité ;
  • l’efficacité contre les effets à long terme des infections acquises malgré le vaccin ;
  • l’efficacité sur la transmission du virus en cas de contamination d’une personne malgré le vaccin ;
  • le futur de cette efficacité si la pandémie venait à évoluer (mutations de SARS-CoV-2 par exemple).

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